Extrait du Manuel : ” La scandaleuse imposture des petits caractères en bas de page “

 

Occasionnellement, nous publions des extraits du Manuel du Jeune Adulte Responsable. Aujourd’hui, nous partageons la page 168 de la dernière édition du Manuel : ” La scandaleuse imposture des petits caractères en bas de page. ” Le but de ce genre de page est de montrer au jeune lecteur que signer des contrats n’est pas un acte à prendre à la légère, et que signer aveuglément un contrat rime est un bien mauvais réflexe. Suite au récent scandale de Cambridge Analytica qui met Facebook dans la tourmente, il faut se souvenir que “quand c’est gratuit, c’est vous le produit.” Et que quand il y a un contrat de 50 pages, c’est bien pour noyer le poisson quelque part…

 

Extrait du Manuel :

La scandaleuse imposture
des petits caractères
en bas de page

 

Vous avez remarqué combien il est facile de signer un contrat, sans prendre le temps de lire les petites annotations ou « termes et conditions » en bas de page ? Il y a deux écoles sur le sujet : la prudence s’opposant à la paresse. Lire toutes les annotations une par une, aussi long et pénible soit-il, ou faire confiance et signer éventuellement un pacte avec le diable. Pourtant c’est bien ici, en bas de page, de la taille d’une crotte de mouche, que se trouvent toutes les exclusions et clauses qui vous piégeront dès que l’occasion se présentera. On le rappelle, mais n’oubliez pas que les entreprises réalisent des bénéfices sur le dos de leurs clients, et même si elles prétendent défendre leurs intérêts, elles sont rarement là pour leur faire des cadeaux.

terms and conditions

Un musée imprime et affiche les termes et conditions d’inscription
des réseaux sociaux les plus connus

 

La difficulté avec les contrats en général c’est de les comprendre. Ils sont denses, techniques et ne sont pas du tout à la portée du consommateur. On ne s’improvise pas spécialiste du droit des contrats du jour au lendemain ! C’est ainsi qu’est apparu l’art. L.112-4 du Code des assurances. Il dispose que : « les clauses des polices édictant des nullités, des déchéances ou des exclusions ne sont valables que si elles sont mentionnées en caractères très apparents. » Chaque contrat d’assurance doit donc mentionner les clauses “litigieuses” dans une typographie différente du corps principal du texte. Que ça soit en couleur, en gras ou dans un encadré … C’est pour cela qu’il n’y a plus de petits caractères en bas de page dans les contrats d’assurance automobile et d’habitation. Un grand merci au Conseil de l’Union Européenne de nous avoir pondu cette directive bien utile.

L’expansion de cet article à d’autres contrats complexes, comme les contrats à la consommation et les contrats bancaires, voire même les termes et conditions d’inscription sur les réseaux sociaux (photo ci-dessus), est attendue mais rien ne les réglemente pour l’instant. En effet, l’article R. 132-1 du Code de la consommation impose que les clauses d’un contrat doivent être simplement rédigées de façon claire et compréhensible ; des petits caractères en bas de contrat suffisent donc…

 

FUN FACT : Un opérateur d’accès wifi britannique a ainsi imposé 1 000 heures de travail bénévole à tout utilisateur ayant signé un nouveau contrat. La clause n’était finalement qu’une blague, mais qui a servi de leçon à des milliers d’anglais ! Autre fait marquant qui prouve bien que personne ne lit jamais le moindre contrat ; bien que systématiquement demandée, la mention « Lu et approuvé » n’a aucune valeur juridique ! Son seul intérêt repose dans le fait que cette mention écrite à la main pourrait permettre… de réaliser une expertise en écriture lorsque le signataire conteste l’authenticité de sa signature !

 

CE QU’IL FAUT RETENIR : Quoi qu’il arrive, prenez le réflexe systématique de lire tout contrat à la loupe. Intéressez-vous à toute clause d’exclusion ou conditions générales d’applications limitant les couvertures énoncées dans le contrat. Il faut être conscient des montants des franchises (qui sont à votre charge), des délais de prise en charge, de remboursement et d’indemnisation. N’oubliez pas qu’il est très difficile, et généralement pas gratuit, de revenir sur un contrat que vous avez déjà signé…

 

FIN DE L’EXTRAIT DU MANUEL

 

Les étudiants face à la peur du guichet, la fameuse “phobie administrative”

Les étudiants face à la peur du guichet, la fameuse “phobie administrative” : premier extrait du Manuel du Jeune Adulte Responsable. On se penche sur le sujet car la peur du guichet est une phénomène très observé chez le Jeune Adulte Responsable. Mais est-ce une manifestation bien réelle ?

PHOBIE ADMINISTRATIVE

Définissons la phobie administrative

Crevons-vite l’abcès ; la phobie administrative, véritable épreuve des factures et des démarches sans fin, n’existe pas. C’est une bien belle invention qui permet aux fainéants de se cacher derrière une maladie imaginaire, pour se justifier de ne pas gérer leurs petites affaires correctement.

Ce qui vous concerne n’est donc pas une maladie reconnue par la médecine ou la psychiatrie, mais bien une appréhension réelle d’engager la moindre démarche administrative. Cette peur du guichet se manifeste à chaque fois que vous devez envoyer un courrier, passer un coup de fil, vous rendre au guichet d’une agence ou d’une administration, payer une facture, une amende, des impôts et des taxes ; souscrire un contrat ou faire une faire une réclamation ou renégocier les termes d’un contrat. C’est un phénomène particulièrement ressenti par les étudiants (et surtout les Bac+1 qui sont la cible du Manuel : FAQ#1). Ils sont bien souvent perdus, et perdent pied facilement, pas étonnant qu’ils soient spécialement affectés.

Les conséquences de la peur du guichet peuvent vite devenir dramatiques et renforcer la moindre appréhension. Emails, coups de fil incessants, courriers recommandés, relances d’huissier, menaces de saisie, lettre du tribunal. Mais pas que ! Parfois, ce blocage se traduit aussi par un renoncement à de nombreuses aides et allocations.

Des milliers d’étudiants pourraient ainsi toucher des aides au logement, à la santé et au travail, mais ils n’en font pas la demande. Des milliards d’euros prévus dans le budget de l’Etat chaque année ne sont ainsi pas réclamés, sous prétexte que leurs bénéficiaires ne connaissent pas leurs droits, qu’ils ont peur d’avoir à rembourser ce qui leur est versé ou qu’ils n’ont pas la motivation d’entreprendre les démarches nécessaires.

 

Nos solutions contre la peur du guichet

La phobie administrative s’explique en partie par la peur de l’inconnu, le manque confiance en soi et la très irritable impression d’avoir à « encore » payer des factures supplémentaires. Or si vous comprenez dans quoi vous vous engagez, alors vous n’avez aucune raison de douter de vous. Logique, non ? Et puis vous êtes un adulte maintenant ! Alors voici quelques conseils très simples, pour lutter contre votre peur de l’administration :

  • Regardez si votre souci n’est pas déjà traité dans le Manuel du Jeune Adulte Responsable. Comprendre une démarche, c’est déjà l’entreprendre à moitié. Vous n’aurez plus qu’à la formaliser, comme expliqué.
  • Préférez ne traiter qu’avec une seule personne de référence. Grâce à son adresse email privée et/ou sa ligne directe de téléphone, vous ne serez plus perdu dans les méandres des standards téléphoniques et vous aurez une personne sur qui compter pour vous accompagner sur votre dossier.
  • Gérez vos papiers par dossier (un peu comme le Manuel le fait). Une pochette « logement » dans laquelle vous y mettrez votre contrat de bail, vos quittances de loyer, et toutes les factures associées. Faites un autre dossier « travail », « études », « banque », « automobile », etc. Vous éviterez ainsi l’entassement inutile de documents. Mieux encore, prenez le réflexe de recevoir vos courriers par email.
  • Planifiez-vous une heure de « paperasse » chaque semaine, pour faire le point sur vos comptes et papiers.
  • Inscrivez et datez toute démarche réalisée sur un post-it ou sur un document associé à votre démarche, que vous intégrerez dans votre dossier. En rouvrant votre dossier la prochaine fois, vous effectuerez un meilleur suivi. Exemple : « courrier de relance joint au chèque de __ €, envoyé à mon assureur le __ ». Pratique quand on oublie vite ce qu’on a fait, et ce qu’il reste à faire.

 

En conclusion

Lutter contre la phobie administrative, c’est bien le but ultime du Manuel du Jeune Adulte Responsable. Guider les étudiants pas à pas sur les démarches à effectuer, le plus simplement et rapidement du monde, voilà notre rôle. Si vous vous sentez particulièrement concerné par ce sujet, notre prochaine publication sur la procrastination vous intéressera à coup sûr !

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